Un chercheur du Bureau Etudes Théologiques
Elémentaires de l’Université de Paris (Texas) se qualifiant lui-même de
précurseur mondialement reconnu,
nous propose le texte suivant, synthèse exhaustive du résultat de ses années de
recherches approfondies sur la Religion. (La traduction de l’Anglais a été
réalisée par nos soins).
La Religion? C'est élémentaire. Abordons le
sujet simplement, calmement et sérieusement.
A la base, tout se résume à deux possibilités:
1- Soit Dieu a créé les hommes.
2- Soit les hommes ont créé Dieu.
Evacuons le point 1.
Il est impossible à prouver, et encore moins tout
bonnement à comprendre... Qu'est ce qui pourrait, en effet, motiver une
force supérieure, parfaite, absolue, omnisciente, infinie, éternelle,
(etc.), à créer un être négligeable, méprisable, imparfait, mesquin, mauvais
(etc. aussi)? Un être inutile, nous en prenons conscience chaque jour un peu
plus grâce à nos éminents scientifiques démontrant notre insignifiance au
regard de l'univers, créé par une force divine dépassant l'entendement? Aucun
sens.
Et même... Admettons, pour faire plaisir à
certains qu'une puissance tutélaire ait commis une telle erreur (impossible
pour un être infaillible, mais bon, passons...)... N'aurait-il pas corrigé sa
bévue depuis longtemps?
On pourrait penser, diront d'autres, que justement
l'existence de Dieu est prouvée par la récurrence des malheurs des hommes, qui
ne sont que des tentatives pour nous éradiquer, nous, vulgaires parasites, par
lui créés... Mais là non plus cela ne tient pas. Parce que si Dieu existe, il
est tout puissant... Force serait de reconnaitre qu'il n'arriverait même pas à
se débarrasser des négligeables vermines que nous sommes… Quant à ceux qui
pensent que Dieu nous punit, nous met à l’épreuve, ou se moque tout bonnement
de nous, ils se trompent également. Cela reviendrait à faire de Dieu, un être
vulgaire, mesquin, sadique, laxiste, etc., c'est-à-dire en gros à notre image…
Tout simplement inconcevable.
Le point 2, avouons-le, pose beaucoup plus
problème parce qu’il nous implique. Une invention qui aurait mal tourné… ?
(comme toutes les inventions humaines pratiquement, pourrait-on dire…)
La liste des motivations à la création de Dieu est
longue. Chercher à expliquer un monde incompréhensible ? Proposer une
réponse au miracle de notre existence en attendant l’amélioration des
techniques scientifiques ? Imposer un code de conduite à mesure que les
regroupements humains se faisaient de plus en plus denses ? Contraindre à
l’obéissance des populations ignorantes par la menace d’un châtiment divin
imparable ? Justifier son pouvoir temporel, ses pillages, ses conquêtes,
par un pouvoir spirituel invérifiable ? On en passe et des plus mauvaises…
comme la pure et simple nécessité de croire en quelque chose, n’importe
quoi : les chats noirs, les échelles, les parapluies, une patte de lapin,
un trèfle…
Mais alors là… Comment se fait-il que nous ne
nous soyons pas encore rendu compte de la supercherie ? Il y a 10 000
ans…ok. Aux alentours de l’année 0, d’accord… Il y a 1392 ans, passe encore…
Mais aujourd’hui ?
Pourquoi ne craignons-nous plus, Zeus, Jupiter, ou
Mazda et leurs acolytes respectifs ? Comment se fait-il que leurs rites,
somme toute plutôt folkloriques, haut en couleurs, et d’une si grande variété,
soient tombés dans le mépris et l’indifférence générale, ne suscitant que
ricanements et haussements d’épaules désabusés ? Les divinités incas, aztèques
n’ont plus beaucoup d’adeptes de nos jours et même si l’on pratique les
sacrifices humains un peu partout sur la planète ce n’est plus en leur honneur. Qu’est-ce qui explique donc la longévité du Dieu Unique et Exclusif
alors que ses fidèles « Lieutenants » français sur Terre ont été
raccourcis sans que son fléau s’abatte sur le peuple sacrilège…
On aurait du finalement se lasser depuis
longtemps de Dieu. On l’aurait même totalement remplacé depuis des lustres par
un ballon de foot (ne désespérons pas, c’est en passe de se réaliser bientôt),
si l’homme n’avait pas inventé le concept de prophètes. Certains hommes se sont
aperçus assez vite des limites de Dieu et se qualifièrent en effet de prophètes
pour simplifier, renouveler, les rapports entre les hommes et la foi. L’homme
aime la nouveauté… Et faut bien dire que Dieu qui est éternel, au bout d’un
moment pèche un peu quand même par sa permanence…
Déjà, un peuple élu (personne n’avait voté ce qui
montre bien le côté tout de même totalitaire de Dieu) écouta un homme qui avait
manqué de tuer son fils dans un accès de folie ou de foi (rayez la mention
inutile) et décida d’organiser peut-être la première opération de concentration
façon trust de l’histoire de l’humanité : Plus de dieux, un Dieu.
Aujourd’hui, on dirait : « One Nation, One Dream, One God ».
Cela conduisit, il faut bien le reconnaitre, après quelques escarmouches de
quelques siècles, à une simplification pour les fidèles : plusieurs
prières et demandes regroupées en une seule… gain de productivité considérable quand
on a beaucoup à faire…
Quelques siècles plus tard, un membre de ce
peuple élu, qui appelait Dieu son père, dans un accès soudain de folie ou de
foi (rayez encore la mention inutile), regroupa une bande autour d’un nouveau
crédo New Age basé sur la bonté. Cela conduisit, il faut bien le reconnaitre,
après quelques escarmouches de quelques siècles au renvoi définitif des anciens
dieux sur l’Olympe et à la mise en place d’un système administratif performant
sur l’ensemble du monde connu pour promouvoir la bonne parole par la force s’il
le fallait, ce qui allait tout de même à l’encontre de l’initiateur du
mouvement, mort depuis longtemps cloué sur une croix sans avoir pu voir l’étendue
du succès de son fan-club…
Comme on commençait à s’ennuyer quelque peu, comme
on était entré dans un train-train sans nouveauté, une civilisation du même
coin se dit qu’il était temps pour elle aussi d’avoir son grand homme en
communication directe avec Dieu. Ce qui fut fait. Cela conduit à quelques
escarmouches qui durent encore : question de concurrence et de parts de
marché…
Trois filiales pour un même Dieu pour l’ensemble
des habitants de la planète, avec le temps, et la sédentarisation des fidèles
dans des zones géographiques bien délimitées, cela aurait pu suffire pour vivre
en relative harmonie dans la prospérité. Mais c’était sans compter pour le goût de la nouveauté et
de la querelle des hommes. Aussi inventèrent-ils des partitions subtiles à
l’intérieur même de leur mouvance respective. Vulgaires questions de
reconnaissance de droits familiaux pour certains, façon de lire ou
d’interpréter les lignes d’un livre d'auteurs anonymes, ou vulgaires questions vestimentaires pour d'autres, permirent aux succursales du
Dieu unique de s’entretuer toujours et encore jusqu’à nos jours…
Le sujet, nous le pensons, a été traité
simplement, calmement et sérieusement…
Docteur Abraham M. Cross
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